Publiée le par Caroline IMBERT
À travers les archives familiales, les photographies anciennes et quelques objets précieusement conservés, le CDTA 54 met à l’honneur deux figures passionnées du tir à l’arc : Henri et Hortense Copin. Leur histoire témoigne d’un engagement remarquable au service de notre discipline et de traditions qui traversent les générations.
Henri Copin, un engagement au service du tir à l’arc
Né le 14 avril 1905 à Château-Thierry, Henri Copin rejoint la Compagnie Saint-Martin le 26 janvier 1921, à seulement 15 ans. Très rapidement, le tir à l’arc prend une place importante dans sa vie. Il devient capitaine, puis président de sa compagnie.
Son engagement dépasse les frontières de sa compagnie. De 1951 à 1976, il siège au Conseil supérieur de la Fédération française de tir à l’arc (FFTA), dont il devient vice-président en 1966. Il participe également aux travaux de la commission qui a œuvré au retour du tir à l’arc aux Jeux olympiques.
En reconnaissance de son investissement, il reçoit la médaille d’or de la Jeunesse et des Sports en 1974.
Henri possède aussi un talent artistique qu’il met au service des traditions de l’archerie : c’est lui qui dessine les assiettes des Bouquets du Beursault. Ces réalisations, tout comme sa casquette conservée dans les archives familiales, constituent aujourd’hui de précieux témoignages de cette histoire.
Hortense Copin, une femme engagée et passionnée
Née le 10 juillet 1906, Hortense Copin rejoint la compagnie de Château-Thierry en 1948. En 1953, elle devient la première reine des archers.
Archère elle-même, elle participe à plusieurs championnats de ronde et se classe notamment sixième lors des championnats de France à Noyon.
Mais son engagement ne se limite pas à la pratique sportive. Elle occupe également les fonctions de secrétaire et de trésorière de sa compagnie. Monitrice, elle transmet son savoir aux jeunes archers pendant près de 25 ans, contribuant ainsi à faire vivre la discipline et ses valeurs.
Son investissement est récompensé par la médaille de bronze de la Jeunesse et des Sports en 1963.
Des souvenirs qui racontent toute une époque
Henri décède le 7 décembre 1987, suivi d’Hortense le 9 septembre 1988. Ils sont inhumés avec leurs arcs brisés, afin que ceux-ci ne puissent plus servir.
Un geste symbolique, à l’image de la place que le tir à l’arc avait occupée dans leur existence.
Aujourd’hui, les photographies, les assiettes de Bouquet du Beursault, la casquette et les documents conservés par leur famille permettent de faire revivre cette histoire. Chaque objet apporte un éclairage sur les personnes, les pratiques et les traditions qui ont façonné notre sport.
Un héritage qui se poursuit aujourd’hui
Henri et Hortense sont les arrière-grands-parents de Maxime, dont le parcours s’inscrit lui aussi dans l’histoire du tir à l’arc. Après ses débuts à Narbonne, il rejoint une section sport-études à Nancy, intègre l’équipe de France et évolue durant de nombreuses années en Division 1, notamment avec Migennes puis Beuvardes – Les Archers de l’Omois. Il poursuit aujourd’hui son engagement sportif en Division 2.
Il est désormais président de la commission informatique et médias du CDTA 54.
Axel, archer et arbitre, contribue également à la vie du comité en participant à sa commission médias et en réalisant des photographies.
Pour ma part, cette passion m’a progressivement conduite vers l’arbitrage, puis vers la présidence du CDTA 54. En décembre 2024, j’ai également été élue trésorière générale de la FFTA. Attachée à la mémoire de celles et ceux qui ont fait vivre notre discipline, j’ai souhaité rendre hommage à Bernard Louis en donnant son nom au Challenge 54.
Découvrez les archives en images
Photographies anciennes, assiettes de Bouquet du Beursault, casquette et souvenirs d’époque : autant de témoignages qui permettent de plonger dans l’histoire d’Henri et Hortense Copin.
Retrouvez l’ensemble de ces souvenirs dans notre album photo dédié, pour découvrir plus en détail les objets et les archives qui font revivre leur parcours et leur passion pour le tir à l’arc.
Faire vivre la mémoire de notre sport
L’histoire d’Henri et Hortense Copin nous rappelle que le tir à l’arc ne se résume pas aux résultats et aux compétitions. Il repose aussi sur l’engagement bénévole, la transmission des connaissances, le respect des traditions et la passion partagée.
Leurs parcours continuent de résonner à travers les générations, les souvenirs et les objets conservés précieusement.
Parce que derrière chaque archer, chaque compagnie et chaque tradition, il y a des femmes et des hommes qui ont contribué à écrire l’histoire du tir à l’arc.
Le CDTA 54 souhaite contribuer à préserver cette mémoire et à la transmettre aux archers d’aujourd’hui et de demain.
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